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A Oran, où il a poursuivi la vulgarisation de la stratégie nationale 2030, le PDG de la Sonatrach, Abdelmoumene Ould Kaddour, a expliqué qu'il ne voulait plus parler de délais, à propos du lancement de l’exploitation du gaz de schiste en Algérie. « Nous prenons le temps qu’il faudra pour développer une activité nouvelle chez nous et pour laquelle nous n’avons pas d’expérience ».

Son exploitation, a-t-il précisé se fera de «façon professionnelle et sage avec le souci de tout preserver». Suite à sa visite aux USA, il s’est rendu compte, dira t-il que « le gaz de schiste est une des industries les plus propres ».

«Pour l’exploitation du gaz de schiste, on va y aller mais  il est impératif d’expliquer cela au citoyen algérien », a-t-il conclu

 Sonatrach met le cap sur la pétrochimie

par ailleurs, il a soutenu que « la pétrochimie constitue un axe stratégique pour le développement de l’entreprise ». Selon Abdelmoumen Ould kaddour , celle-ci est pourvoyeuse de valeur ajoutée et créatrice d’emplois. «Elle permettra à Sonatrach de se consolider et de diversifier ses produits », a-t-il ajouté. Revenant sur l’accord signé dernièrement avec Total, il a annoncé que la Sonatrach est en négociation avec deux autres partenaires étrangers l’ENIE  (italie) et une compagnie turque pour   l’installation d’une unité de production pétrochimique. « Si nous arrivons à concrétiser ces contrats dans les deux prochaines années, Sonatrach ne pourra être que  sur de bons rails», a renchéri  le PDG lors d’une conférence organisée au siège de l’activité Aval en présence de cadres locaux.

Pour Ould Kaddour, il est temps de donner un élan à cette filière pour réduire surtout les importations qui s’élèvent à 1,2 milliards de dollars. L’Algérie importe annuellement 450 000 Tonnes de produits. Selon un cadre de Sonatrach , la demande va s’accroitre et atteindre 600 000 Tonne à l’horizon 2030. Celui-ci a expliqué que la demande de produits pétrochimiques concerne à 73% les filières de l’éthylène et du propylène. Pour lui, «  les opportunités sont importantes et il revient à Sonatrach de les développer sur un fonds propre ou via des partenariats avec des étrangers. « Cette diversification nous permettra de gagner des parts de marché à l’international », a répondu en écho Ould Kaddour qui plaide pour une internationalisation des activités. « L’achat de la raffinerie Augusta en Italie n’est pas fortuit mais s’inscrit dans la perspective de rendre la Sonatrach plus visible en Europe et à travers touts les continents », a-t-il clamé. Ould Kaddour a annoncé sur la lancée la réalisation d’une raffinerie à Hassi Messaoud qui est en voie de

 Sonatrach vise le marché asiatique

Il est revenu ensuite sur l’achat des méthaniers. « Nous ne les avons pas acquis par plaisir mais pour aller vers des contrées lointaines et surtout pour investir les marchés asiatiques », a-t-il expliqué. Il est prévu dans ce cadre d’envoyer du gaz naturel liquéfié (GNL) vers la Corée du sud et la Chine. « Nous avons aussi une proposition irakienne  pour le développement de champs de gaz », a-t-il dit rappelant que des pourparlers sont entrepris avec la Bolivie.

Cette diversification dans la stratégie commerciale rend le groupe pétrolier plus compétitif. «Nous espérons augmenter nos capacités de vente à l’étranger », a-t-il dit ajoutant que «  cette stratégie sera également expliquée aux partenaires étrangers pour qu’ils sachent que nous sommes ouverts à toute opportunité de business ». Il a fait savoir, par ailleurs, qu’avec le gaz de schiste américain qui envahit le marché mondial, la compétition s’avère   rude. «  Nous devons s’affermir et être plus fort. Il est primordial que la Sonatrach soit   reconnu à l’international comme une entreprise sérieuse qui sait faire du business », a-t-il fait observer.

Etre au « TOP 5 » des producteurs pétroliers n’est pas utopique

En rappelant que l’objectif principal tracé dans le cadre de la stratégie 2030 est de se placer parmi le Top 5 des pays pétroliers, Ould Kaddour a attesté que ce projet ne relève pas de l’utopie. « Ce n’est pas quelque chose d’impossible. C’est jouable et même réalisable », a-t-il dit. Répondant au professeur Abderrahmane Mebtoul qui a reproché le manque de visibilité de l’aspect financier de cette stratégie, le PDG a indiqué que cette dernière comporte plusieurs axes. Elle ne qui ne peut être présentée en une seule fois. Il a promis de l’exposer lors de la prochaine sortie, prévue à Hassi R’mel.